Brice Hortefeux a bien inauguré le salon de la police et de la sécurité à Paris, le 18 novembre. Pas question, en revanche, de confirmer le transfert de la sécurité routière vers le l’Intérieur, le ministre restant mutique sur le sujet…

Milipol 2009 s’est achevé vendredi 20 novembre. Des armes partout de tous calibres, des radars, des détecteurs de personnes, de métaux, de voitures sans bavures, les braves journalistes de Moto Mag’ se sont faits tout petit au « Salon mondial de la sécurité intérieure des États ». Ils avaient stationné correctement leurs deux-roues devant le parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, des fois que l’un des nombreux policiers présents se montre quelque peu zélé quant à l’utilisation de son carnet à souche… Finalement, ils sont ressortis libres.

Libres mais bredouilles… Le but de l’expédition en terrain ultra-protégé était d’interviewer Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur venu inaugurer « son » salon, le 18 novembre, afin de lui demander confirmation du transfert de la Sécurité routière vers son portefeuille. Voire d’obtenir des détails quant à la stratégie choisie pour descendre sous la barre des 3000 tués par an sur les routes françaises, objectif à l’horizon 2012 fixé par le Président Sarkozy.

Brice est lisse. La réponse de Brice Hortefeux à notre question s’avéra des plus lisses : « Les chiffres qui étaient mauvais se sont améliorés et je mettrai tout en œuvre avec l’ensemble des responsables de ce sujet essentiel pour notre société, afin que ces améliorations se confirment. »

Quels responsables ? Ceux de la DSCR qui resteraient en place ou bien les patrons des unités de police affectées à la sécurité routière ? Difficile de faire plus laconique même si la tendance du transfert semble confirmée par l’affirmation : « je mettrai tout en œuvre… » sonnant comme un désaveu au secrétaire d’État aux Transports Dominique Bussereau, encore officiellement responsable de la Direction à la Sécurité et à la Circulation routières (DSCR).

Une certaine idée de la démocratie. Nous avons cherché à creuser, souhaité questionner encore le ministre, mais le service d’ordre musclé nous en a empêché. « Oui, il y aura une conférence de presse du ministre à 11 heures », nous avait pourtant confirmé un organisateur. Sauf qu’à 11 heures, on a eu droit à un discours du ministre au pupitre et ensuite, aucune place pour les questions. Impossible d’en savoir plus…

Visite au radar… Pour le reste, Milipol offrait son lot de dispositifs de surveillance en tous genres. Le radar automatique de feu rouge a la cote chez les fabricants tels Sagem. Logique, l’équipement des carrefours dans nos cités devrait se généraliser en 2010-2011. Le business de la sécurité affiche bonne mine malgré la crise. L’entreprise EADS annonce ainsi un chiffre d’affaires de 1,5 milliards d’euros en 2009.

Enfin, des spécialistes ont confirmé que les fabricants planchaient sur le radar de vitesse de troisième génération, dispositif numérique embarqué capable de prendre des photos des plaques d’immatriculation à partir d’une voiture roulant dans la circulation. Les autorités françaises seraient intéressées. On n’arrête pas le progrès.

Libellé: , , , , , , ,

Lien Article Source: http://www.motomag.com/Securite-routiere-le-ministre-de-l.html...
Publié sur: http://www.motomag.com/
le: Vendredi 20 novembre 2009 à 19h 38min
écrit par :





Faire un commentaire pour: Sécurité routière : le ministre de l’Intérieur peu bavard à Milipol

Commentaires récent sur l'ensemble du site